Journée mondiale de la contraception : Le combat de Marielle contre Essure

Ce 26 septembre marque la journée mondiale de la contraception. A cette occasion, nous voulions vous parler du combat que mène Marielle Klein contre un dispositif de contraception définitif appelé Essure.

Remis en cause pas de plus en plus de spécialiste et sujet de nombreuses plaintes de la part des personnes qui se le sont vus implantés, le dispositif médical est encore autorisé en France. Marielle, qui a elle-même dû subir une hystérectomie suite à l’utilisation de cette méthode, a décidé de ne rien lâcher pour qu'aucune autre femme ne vive ce qu'elle a vécu.

Pouvez-vous nous expliquer les conséquences de l'utilisation du dispositif Essure pour vous et d'autres femmes dans le monde?

Depuis un an, nous sommes en contact régulier avec des femmes dont la santé générale s’est extrêmement dégradée après la pose de ces implants. Ces patientes ont, pour la plupart, effectué un véritable parcours du combattant pour faire reconnaitre leurs maux qui bien souvent sont attribués trop facilement à des désordres psychologiques infondés, leur infligeant une blessure supplémentaire. Les signes cliniques observés et ressentis peuvent évoquer des tableaux de diagnostic différentiel rendant très difficile l’accès à une prise en charge rapide et efficace.

Une fatigue anormale et tenace sur plusieurs mois, des troubles neurologiques, moteurs, articulaires et musculaires, des douleurs pelviennes intenses accompagnées de règles hémorragiques ou d’absence de celles-ci, une prise de poids, un gonflement abdominal évocateur d’une grossesse sont les signes communs qui nous sont relatés couramment. Et pire encore, le dispositif lorsqu'il est mal implanté ou qu'il bouge n'est pas efficace à 100%. Dernièrement nous avons encore eu une naissance d'un e-bébé. La femme se sent diminuée physiquement, bien souvent elle ne sent pas capable d’assumer ses tâches au quotidien (enfants, travail,…).Ses relations sexuelles en sont également affectées et cela nuit à l’équilibre du couple.

Quand avez-vous décidé de vous mobiliser pour son interdiction ?

J’ai décidé de me mobiliser pour son interdiction à partir du moment où j’ai fait la relation de cause à effet ; j’ai commencé des recherches personnelles via les réseaux sociaux, j’ai rejoins le groupe « Essure Problems » au USA. Ce sont elles qui m’ont redirigé sur leurs homologues françaises…
 
Pour moi, l’élément déclencheur, c’est le manque de considération du corps médical. J’ai effectué un véritable parcours du combattant pour faire reconnaitre mes souffrances qui bien souvent ont été attribuées trop facilement à des désordres psychologiques infondés. On a même été jusqu'à me proposer un séjour de deux semaines en centre hospitalier spécialisé…

Avez-vous toujours été militante ?

Non mais j’ai toujours eu des valeurs importantes à défendre devant et pour mes enfants. Depuis cette épreuve, je suis passée au degré supérieur, parce que les conséquences sur mon quotidien ont eu un impact sans précédent : passer d’une maman active qui gère sa tribu, les rendez-vous médicaux, les devoirs, les sorties au parc… à une incapacité totale d’être maman… Nous avons dû quitter notre maison pour habiter chez les grands-parents afin qu’ils me secondent pleinement… Cette invalidité m’a fait prendre conscience que je devais d’abord m’occuper de moi-même et une fois rétablie, je me suis lancée dans un militantisme moral, pour faire reconnaitre le dysfonctionnement de cette méthode.

Le dispositif Essure

Le dispositif Essure


Pourquoi pensez-vous que ce dispositif n'est pas encore interdit ?

D’une part parce que les médecins ne veulent pas reconnaitre le lien de cause à effet entre les implants et les effets secondaires : on a pu se rendre compte que dans les régions, plusieurs adhérentes avaient le même gynécologue et que quand elles venaient exposer leurs propres symptômes, le praticien paraissait toujours surpris et disait « c’est bien la première fois qu’il entend ça ! »
 
D’autre part Bayer qui commercialise ce produit… Avec tout ce que cela implique quand on s'attaque à un géant de l'Industrie Pharmaceutique. C'est le combat de David contre Goliath.
 
Aucune information n’est remontée à l’ANSM par le corps médical qui minimise les effets secondaires constatés.
 
Et enfin beaucoup de porteuses n'ont pas encore fait le lien entre les éventuels maux qu'elles peuvent ressentir et les implants. On ne va pas chez le gynécologue pour un mal de dos, une vision trouble, des pertes de mémoires,…
 
Ce qui nous fait dire que nos symptômes sont liés aux implants.
                                                             
Après la pose, nous avons toutes constaté une dégradation de notre état de santé général, des symptômes qui apparaissent sournoisement et entrainent une généralisation de problèmes successifs. Le point commun de toutes ces femmes est justement le tableau clinique qui revient : fatigue chronique, règles hémorragiques ou ménopause précoce, douleurs pelviennes, douleurs musculaires,…


 
Pensez-vous que la mobilisation citoyenne a été utile à votre combat ? Où en êtes-vous ?

Toute mobilisation citoyenne, quand celle-ci touche la santé, est utile… 
Le nombre de femmes concernées ne cessant d’augmenter au sein de notre groupe, nous avons créé l’association R.E.S.I.S.T. et demandé l’aide de Maître Charles Joseph-Oudin pour nous accompagner dans notre parcours…
 
Actuellement nous sommes entrain d’obtenir le soutien de députés, sénateurs et autres personnalités politiques. 


Auriez-vous un conseil à donner aux personnes qui souhaiteraient lancer une pétition ? 


Ne pas hésiter à le faire, il faut toujours croire en la cause qu’on défend, et aux valeurs qu’on véhicule… Lorsque j’ai vu que ma pétition avait dépassé 40 000 signatures, j’ai exulté de joie !

Je terminerai avec un proverbe africain : « Seul on va plus vite, Ensemble on va plus loin… »

 

Pour signer la pétition de Marielle : www.change.org/essure

Le choix d’Hamza

Pourriez-vous vivre et continuer à travailler avec la peur constante qu'une bombe détruise votre maison ? 

Hamza a fait ce choix. Il est l'un des derniers médecins à tenter de sauver des vies à Alep en Syrie, cette ville où la population tente de survivre sous les bombes depuis 5 ans. 
Nous avons pensé que vous souhaiteriez en savoir plus : regardez et partagez cette vidéo pour connaître le combat d'Hamza et sauver Alep. 

Piétonnisation des berges à Paris : Pour ou contre ?

Vous êtes soucieux des enjeux environnementaux liés à la qualité de l’air ? Les problèmes de santé publique causés par la pollution vous tiennent à coeur ?  Ce qui suit devrait vous intéresser.

Depuis des mois, la polémique gronde autour de la décision d’Anne Hidalgo d'appliquer une de ses promesses de campagne : piétonniser les voies sur Berge de Seine.  Le 22 août dernier, le jugement tombe, la commission d’enquête publique rend un avis défavorable sur la piétonnisation des berges de Seine rive droite. Convaincu de la pertinence du projet, la maire de Paris décide de le maintenir. En réaction à cette annonce, les soutiens et les opposants au projet ont décidé d’agir en menant campagne sur Change.org. 

Quelles sont leurs revendications ? Les éléments de réponse ici.

La lutte contre la pollution de l’air : fer de lance des militants écologistes

D’après l’association Respire, la pollution tue 6 500 personnes par an sur la Métropole du Grand Paris. Et quand elle ne tue pas, ses ravages ne sont pas moins dévastateurs pour la santé comme en témoigne Laura, parisienne de 35 ans, diagnostiquée asthmatique depuis l’année dernière et qui subit depuis un traitement quotidien à base de cortisone  :

“Je pense vraiment que mon asthme est dû à la pollution, car les tests d’allergie n’ont rien donné et mon souffle s’améliore dès que je vais dans un endroit où l’air est plus respirable…”

Dans leur pétition, les militants écologistes s’appuient sur plusieurs témoignages de citoyens, victimes de la pollution de l’air pour affirmer la nécessité de diminuer cette pollution et d’inventer de nouveaux espaces de sociabilité autour des berges pour améliorer la qualité de vie des parisiens. Ils soutiennent la décision de la maire de Paris qui insiste sur la nécessité de réduire la place de la voiture pour lutter contre la pollution.

Embouteillages et déni de démocratie : passage en force de la maire de Paris ? 

Les embouteillages : c’est ce que craignent en priorité les opposants au projet d’Anne Hidalgo. Pour Philippe Bailly, fermer la voie express de la rive droite va fortement pénaliser les personnes qui comme lui travaillent à Paris ou qui doivent utiliser les voies express pour traverser la capitale. Il rappelle que ces voies ont à l’origine été créées pour faciliter l'accès des banlieusards au cœur de Paris.
Dans sa pétition, cet habitant des Hauts-de-Seine dénonce l’inconséquence de la maire de Paris qui selon lui mène une politique de transport destinée à servir uniquement les intérêts des parisiens au détriment des autres communes d’Ile-de-France. 

La pétition de Philippe bailly soulève d’autres points faibles du projet de piétonnisation comme le déni de démocratie dont a fait preuve selon lui Anne Hidalgo en refusant de tenir compte de l’avis défavorable de la consultation publique. L’automobiliste remet en cause la capacité d’écoute de la maire de Paris et questionne l'intérêt public du projet. 

       Pour Anne Hidalgo, la piétonnisation de la rive gauche est un succès : 4 millions de visiteurs, réduction de 15% des émissions de dioxyde d’azote. La maire de Paris est donc loin de renoncer à son projet de réhabilitation des berges de Seine aux piétons. 

       Pour l’heure, le préfet de Paris a autorisé la piétonnisation pour une première durée de 6 mois. Viendra après l’évaluation par le préfet des effets de cette piétonnisation sur la pollution de l’air, le trafic routier, la vie locale, mais aussi le soutien de la population. Une première victoire pour les défenseurs du projet mais les opposants n’ont pas dit leur dernier mot.

Ces politiques qui répondent aux pétitions

Notre monde a changé et la majorité de nos activités se font en ligne : regarder un film, acheter un vêtement, commander son dîner, rencontrer l’âme soeur.  

Qu’en est-il de nos actions en tant que citoyens ? Parce que nous sommes tous de plus en plus connectés, il semble qu’interpeller nos élus et gouvernement devrait faire partie de ces prérogatives numériques. Et que la distance qui peut s’établir entre citoyens et décideurs politiques est de moins en moins acceptable dans ce monde hyper connecté.

Il est de plus en plus difficile pour les citoyens d’accepter de voir un politique “en ligne” sur Facebook mais de ne pas pouvoir lui parler en direct, lorsque l’on a une revendication à lui faire passer.

Et si grâce aux pétitions en ligne, ces messages n’étaient plus de simples bouteilles à la mer qui n’atteignent jamais leur destinataires ? Et si la notion de dialogue dans les campagnes de mobilisation citoyenne prenait tout son sens grâce à l’interaction rendue possible par la technologie ?

A l’occasion de la Journée Internationale de la Démocratie, nous avons eu envie de vous parler de ce qui fait la spécificité de la plateforme Change.org : notre outil “Décideur”. Grâce à cet outil, les décideurs politiques peuvent répondre et converser directement avec les personnes qui leur adressent des pétitions. On passe d’un simple outil de mobilisation a un outil de dialogue et de co-construction.

Ce n’est plus simplement la militante Caroline de Haas qui collecte des millions de signatures contre la loi Travail et va prendre un rendez-vous avec la ministre du Travail pour faire valoir sa demande. C’est l’ensemble des signataires qui reçoivent la réponse de la ministre et peuvent la commenter, la discuter, et donc participer au débat.

Très récemment, comme la ministre du Travail Myriam El Khomri, de nombreux responsables politiques ont décidé de sauter le pas et d’ouvrir leur profil Décideur sur Change.org, pour répondre aux pétitions qui leurs sont adressées. Nous avons voulu comprendre pourquoi Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’Education et Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France ont finalement décidé de jouer le jeu de l’interaction, plutôt que de se limiter à un usage à sens unique des réseaux sociaux et du digital en général.

Les profils Décideurs de Najat Vallaud-Belkacem et de Valérie Pécresse sur Change.org

Les profils Décideurs de Najat Vallaud-Belkacem et de Valérie Pécresse sur Change.org

Une forme d’expression citoyenne à prendre en compte

Najat Vallaud Belkacem a ouvert son profil vérifié il y a déjà deux ans, après avoir elle-même lancé une pétition avec d’autres ministres européens en charge des Droits des femmes pour porter des mesures nouvelles auprès des candidats aux élections européennes. Elle est donc une habituée de la pétition en ligne, côté initiateur comme destinataire.

Les pétitions sont une des multiples formes d’expression des citoyens, comme le sont les manifestations, les grèves et bien sûr les élections et référendum. Et à ce titre, il me semble essentiel de les prendre en compte et de pouvoir engager le dialogue avec les initiateurs et ceux qui les soutiennent.” explique-telle.

Un avis que partage Valérie Pécresse, qui vient tout juste de lancer son profil pour répondre à la pétition d’Alexandra, une usagère des transports en commun franciliens, qui demande d’agir pour améliorer les conditions de voyage sur le réseau. “J’ai utilisé Change.org quand j’étais dans l’opposition pour lancer une pétition sur les transports et interpeller. Il était tout naturel d’y répondre à mon tour comme Présidente de région. Il y a une multitude de cas particuliers et de situations diverses, c’est un outil de veille des préoccupations des usagers et pour vérifier qu’elles sont bien prises en compte.”.

Valérie Pécresse a répondu à la pétition d’une usagère des transports en commun qui demande des mesures pour améliorer les conditions de transport.

Valérie Pécresse a répondu à la pétition d’une usagère des transports en commun qui demande des mesures pour améliorer les conditions de transport.

La prise en compte des pétitions citoyennes serait-elle en passe de prendre le pas sur la pratique du sondage ? Même critiquée, elle est de plus en plus connectée à la réalité des citoyens et donc prise en compte par les cabinets des élus et membres du gouvernement.

Un thermomètre citoyen pour guider l’action politique

L’équipe de Valérie Pécresse a mis en place une veille sur toutes les pétitions qui concernent l’Ile-de-France. “A travers ces pétitions, on a à disposition un thermomètre des préoccupations des franciliens, qui complète les outils de veille classique" explique la Président de la région. “Ce choix s’inscrit dans le cadre de ma stratégie qui est de faire de l’Ile-de-France une « smart région » qui prenne en compte les préoccupations des usagers et citoyens, cela implique d’instaurer une interactivité avec eux.

L’équipe de Najat Vallaud-Belkacem a récemment répondu à plusieurs pétitions qui signalaient des dysfonctionnements dans certaines académies, concernant des situations individuelles, mais elle y voit aussi l’opportunité de voir émerger des solutions et des propositions intéressantes. “C’est une forme directe de mobilisation et d’échange. Cela permet tout aussi bien de signaler des problèmes réels, sur lesquels nous pouvons en tant que responsables politiques agir, mais aussi de relayer des revendications parfois légitimes.”

Najat Vallaud Belkacem a répondu favorablement à l’appel d’un lycéen, Ruben Farhi, demandant que le film “Ne m’abandonne pas” sur la radicalisation religieuse soit diffusé dans les lycées.

Najat Vallaud Belkacem a répondu favorablement à l’appel d’un lycéen, Ruben Farhi, demandant que le film “Ne m’abandonne pas” sur la radicalisation religieuse soit diffusé dans les lycées.

Un outil pour créer du lien avec les internautes

Mais au delà de la réponse à une revendication en particulier, l’outil est aussi envisagé comme un moyen de recréer ce lien perdu avec les administrés, électeurs ou citoyens.

Les relations avec les citoyens et les usagers sur un territoire de 12 millions d’habitants sont un enjeu important, et les nouveaux outils digitaux peuvent contribuer à tisser un lien. C’est une opportunité à  saisir, si on veut parler à tous.” reconnaît Valérie Pécresse, qui utilise déjà largement Twitter pour communiquer avec les internautes.

L’outil Décideur est considéré comme une suite logique à l’utilisation des réseaux sociaux. Mais pour l’équipe de Najat Vallaud-Belkacem, il permet d’aller plus loin en permettant un débat plus serein, plus constructif, plus argumenté qu’il ne peut l’être parfois sur les réseaux sociaux. “J’ai parfois lu sur change.org des pétitions qui travestissaient la réalité et qui m’étaient adressé. C’est regrettable mais au moins, contrairement à d’autres réseaux sociaux où il est très difficile de mettre fin aux rumeurs, il est aisé de rétablir la vérité auprès des signataires (...). Je pense par exemple à une pétition qui prétendait que l’arabe serait obligatoire dès le CP, c’est évidemment faux, et change.org a été un des médias sur lequel j’ai pu le dire.”

La réponse de Najat Vallaud-Belkacem à l'une des pétitions concernant l'enseignement de l'arabe au CP.

La réponse de Najat Vallaud-Belkacem à l'une des pétitions concernant l'enseignement de l'arabe au CP.

Des politiques qui semblent convaincues de l’intérêt et de l’impact de l’outil Décideur et des outils de la Civic Tech en général. Valérie Pécresse pense organiser un rendez-vous régulier avec les citoyens, une mise en pratique dans les actes de la démocratie directe, et Najat Vallaud Belkacem qui dit soutenir “tout ce qui peut renouveler la vie politique et renforcer la démocratie”.

Inspireront-elles d’autres personnalités politiques à venir converser avec les utilisateurs de Change.org ?

 

Boues rouges : la pétition atteint les 330 000 signatures

Portée par le militant écologiste Olivier Dubuquoy, la pétition demandant au gouvernement d'interdire le rejet de boues rouges dans les Calanques à Marseille vient de dépasser les 330 000 signatures. Elle entre ainsi dans le top 5 des pétitions les plus signées sur Change.org. Retour sur une mobilisation citoyenne de grande ampleur. 

 


Une entrée remarquée au classement des pétitions les plus signées

Chaque jour, Change.org permet à chaque citoyen de se mobiliser et de créer un changement autour des causes qui lui tiennent à coeur. Parmi ces citoyens engagés,  ils sont des milliers à se mobiliser pour protéger l’environnement et à lancer des pétitions pour apporter des solutions aux problèmes écologiques. C’est le cas d’Olivier Dubuquoy, docteur en géographie qui dénonce depuis 5 ans les déchets polluants  de l’industriel Altéo en plein coeur des Calanques. 

“La société Alteo bénéficie d'un droit d'expédier en mer ces résidus, à 7 km au large de Marseille et Cassis depuis près de 50 ans”, s’insurge Olivier Dubuquoy qui rappelle que “plusieurs associations de défense de l'environnement et de riverains dénoncent la toxicité de ces boues rouges.”

Jamais une pétition portant sur une cause environnementale n’avait obtenu un écho aussi important sur la plateforme. Avec plus de 330 000 signatures, cette pétition est la cinquième la plus signée sur le site et se distingue aussi comme la pétition la plus signée sur le thème de l’environnement. Au lendemain de la COP21, ces données permettent de révéler la volonté des citoyens d’agir pour la protection de l’environnement et la préservation de la santé publique. 

Ci-dessus, un commentaire d'une signataire de la pétition

Ci-dessus, un commentaire d'une signataire de la pétition

Le succès de la pétition se mesure également à l’évolution de son impact. A son lancement, il y a neuf mois, la pétition mobilisait essentiellement les riverains et militants écologistes. Aujourd’hui, les boues rouges est une problématique qui a dépassé l’échelle locale. Elle trouve également un écho à l’échelle nationale et s’est imposée dans les débats politiques de ces dernières semaines. 

 

Un soutien massif d’artistes et de politiques

José Bové

José Bové

De nombreuses personnalités politiques et artistiques se sont engagées en soutenant la pétition d’Olivier contribuant ainsi à la viralité et au succès de la pétition. C'est le cas de l’agriculteur et écrivain Pierre Rabhi, des eurodéputés José Bové et Michèle Rivasi et des artistes Matthieu Chedid, Shaka Ponk ou encore Nolwenn Leroy. 

Le 12 Septembre dernier, la députée européenne EELV Michèle Rivasi protestait devant Matignon et demandait à être reçue par Manuel Valls pour échanger sur le sujet des boues rouges, une bouteille de boue rouge à la main.

 

Matthieu Chedid

Matthieu Chedid

"Si Manuel Valls a autorisé ces rejets, cela veut dire qu'ils ne sont pas dangereux, alors on est venu lui servir l'apéritif", a-t-elle ironisé en désignant la bouteille.

"Si Manuel Valls a autorisé ces rejets, cela veut dire qu'ils ne sont pas dangereux, alors on est venu lui servir l'apéritif", a-t-elle ironisé en désignant la bouteille.

Les boues rouges : un dossier qui divise le gouvernement

Défendu depuis plusieurs mois par la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, les boues rouges est l’un des dossiers environnementaux les plus sensibles du moment. 
Vendredi 2 Septembre, dans un reportage de « Thalassa », Ségolène Royal s’opposait à la décision du Premier ministre, d’autoriser l'usine Altéo à déverser pour six ans de plus ses déchets polluants au coeur des Calanques. Face aux propos de sa ministre, le chef du gouvernement a réagi en déclarant "Je gouverne, je décide" ce qui n’empêche pas Ségolène Royal de rester sur sa position et à poursuivre son offensive.  

Face au refus du gouvernement de répondre aux 330 000 signataires de sa pétition, Olivier Dubuquoy organise un rassemblement le 26 septembre prochain face à la préfecture de Marseille pour stopper la pollution des boues rouges toxiques. Il remettra lors de cet événement sa pétition aux autorités.

 

11 septembre - Face à la barbarie, l’action citoyenne et l'espoir

Au lendemain des attentats qui ont endeuillé et meurtri la France entière, des milliers de citoyens ont décidé d'agir face à ce mal qui ronge notre société.

Ils sont nombreux à réaliser qu'il est important, en ces temps troublés, de trouver la voie de l'apaisement, du dialogue et de rassembler autour d'une cause commune

Que ce soit pour rendre hommage aux victimes, saluer le courage de ceux qui ont sauvé des vies ou ouvrir le débat sur des problématiques plus complexes, de nombreux citoyens se sont emparés de notre plateforme pour tenter d'apporter des solutions et d'obtenir des mesures concrètes de la part des décideurs. 

Certains ont déjà atteint leur but, d'autres continuent à se battre. Alors qu'on célèbre aujourd'hui la journée internationale de lutte contre le terrorisme, découvrez en vidéo 5 campagnes nées au lendemain des attentats :

Si comme eux vous pensez qu'il est plus que jamais nécessaire d'agir face au terrorisme et à ses conséquences, lancez votre pétition

Merci d'agir pour le changement,

Sarah et toute l'équipe de Change.org

Une rentrée difficile ? 4 exemples inspirants pour faire changer les choses

Vos enfants ou ceux de votre entourage ont fait leur rentrée des classes ? Vous avez repris les cours à la fac ou au lycée ?

Vous avez rencontré des problèmes sur lesquels vous avez envie de réagir ?

Regardez comment des citoyens motivés ont utilisé Change.org pour changer ce qui pour eux devait l'être à l'école.

 

Grâce à la mobilisation de Binta et Anita et de plus de 100 000 signataires, les collégiens seront sensibilisés à la lutte contre l’excision.

Grâce à la mobilisation de ses 40 000 signataires, Ruben a convaincu Najat-Vallaud-Belkacem de diffuser un téléfilm sur la radicalisation dans les lycées français.

La ministre de l’Education a aussi répondu aux 19 000 signataires de la pétition de Françoise, enseignante de français qui souhaitait que les femmes soient mieux représentées dans le programme de littérature au bac L.

Coralie, qui ne pouvait pas aller à l’école du fait de son handicap, est scolarisée à domicile depuis cette rentrée grâce au soutien de milliers de personnes à l’appel désespéré de sa maman.

Vous aussi, faites comme Binta, Ruben, Françoise et la maman de Coralie : lancez votre pétition.

Sarah et toute l'équipe de Change.org

 

L'interdiction du Burkini, facteur d'inégalités sociales ?

Thierry Lang et Michelle Kelly, deux chercheurs de l'Université de Toulouse ont lancé une pétition demandant à François Hollande de se prononcer clairement contre les arrêtés interdisant les burkinis sur les plages de France.

Ils nous expliquent pourquoi leur engagement va au-delà de la défense de ce vêtement, entre affirmation des droits fondamentaux et lutte contre les inégalités sociales.


La question du Burkini a fait la une des journaux et déclenché de nombreuses prises de parole et de position de personnalités comme de citoyens. Pourquoi avoir voulu lancer une pétition sur ce sujet ?

En tant que citoyen, le discours et la chasse aux « burkinis » sur les plages mettent en cause des droits fondamentaux, au premier rang desquels la liberté de se vêtir comme bon nous semble, tant que cela ne menace pas l’ordre public.  Cette « police du  vêtement », illustrée sur une plage de façon particulièrement choquante, vise en réalité les musulmans dans leur ensemble. Si on accepte que ce genre de législation se mette en place, on acquiesce à un dérapage pouvant aller loin dans la stigmatisation d’une partie des Français et, au final, à une limite grave des libertés individuelles.

L’argument autour du droit des femmes est aussi très fort dans cette polémique. Dans le cas des burkinis, on voit l’aboutissement d’une longue histoire sociale de contrôle et de prescription sur l’apparence des femmes en public. Il nous a semblé naturel de faire quelque chose, une petition en particulier, car la situation est compliquée et ne peut se résumer à interdire le burkini ou le voile globalement. Il est vrai que ce sont des symboles de la situation des femmes dans des pays où les droits humains sont ignorés et nous n’adhérons pas aux principes des sociétés qui imposent le port du voile. Mais la défense du droit des femmes prend un tour suspect quand d’une part, la mobilisation sur les inégalités entre hommes et femmes en France reste confidentielle et quand d'autre part, sous le prétexte de défendre les femmes, on leur pose d’emblée un interdit, celui de la liberté de se vêtir.

Il est tout simplement inacceptable que des droits fondamentaux soient mis en cause.

Vous faites de la recherche sur la question des inégalités sociales. En quoi le sujet est-il en lien avec l'interdiction du port du Burkini ?

Les liens sont nombreux. Dans nos travaux sur les inégalités sociales de santé, la question de la justice est omniprésente. Ces interdictions créent de l’exclusion, et au travers des femmes l’ensemble des musulmans est visé. L’inégalité entre hommes et femmes est une des inégalités sociales qui n’est pas assez prise en compte dans notre pays. La cohésion sociale, l’estime de soi, la reconnaissance de ce que l’on est sont des puissants facteurs de bien être et de santé. Notre pays reconnaît à tous le droit à la santé. Il faut en créer les conditions dont une majeure est de vivre en paix.

Encore une fois, mettre en place et appliquer les droits fondamentaux pour tous et toutes dans nos sociétés est un enjeu essentiel en cette période.

Quelles sont les prochaines étapes de votre campagne ?

Nous avons envoyé la pétition à François Hollande et informé les signataires et les médias. La pétition reste ouverte et nous espérons un nombre beaucoup plus important de personnes mobilisées sur cette question qui est un enjeu majeur pour ce que sera la France dans les années qui viennent : une terre d’antagonismes, d’exclusion et de droits humains réduits ou une terre de fraternité, de liberté et d’égalité. Sur un tel enjeu, la mobilisation ne saurait être en demi-teinte.

Il nous faut aussi rester vigilants pendant les prochaines campagnes électorales en France, afin d’éviter que ce climat d’intolérance ne conduise à une légitimation des atteintes aux droits fondamentaux.

Avez-vous un conseil à donner à quelqu'un qui lancerait une pétition ?

Pour lancer la pétition, la plateforme Change.org a été très simple d’utilisation et a rendu facile la diffusion de notre campagne. Un rélais large dans les médias sociaux, comme Twitter, semble un élément important pour faire connaître ce type d’initiative. Concernant les résultats de cette pétition, il est un peu tôt pour en donner ; c’est la première fois que nous en lançons une.

 

Places en crèche et clientélisme : la rentrée musclée de Maman travaille

Marlène Schiappa a beaucoup de casquettes. Entrepreneuse, fondatrice du mouvement Maman travaille, un blog et un réseau de mères de famille actives, et adjointe au maire du Mans déléguée à l'Égalité, elle est avant tout une activiste dans l'âme qui refuse le statut quo sur la condition des femmes. 

A la veille de la rentrée des classes, elle publie sur Change.org un appel aux maires de France pour faire toute la transparence sur l'attribution des places en crèche dans leurs communes. 

Entretien avec cette activiste super-active.

 

Vous venez de lancer sur Change.org une pétition concernant les inscriptions en crèche. Pourquoi demandez-vous aux maires de rendre publics les critères d’attribution des places en crèche ?

Il manque entre 350 000 et 500 000 places en crèches en France, selon les différents modes de calculs. Cela crée un marché du mode de garde en flux tendu, les places sont rares. Dans ce contexte, les parents ont le sentiment qu'obtenir une place en crèche pour leur enfant relève de la "chance" ou du "piston", que ces places sont attribuées à la tête du client...
Pour 44% des mères qui travaillent, cela a même été une épreuve de trouver un mode de garde, d'après la dernière étude menée par l'association Maman travaille.
Certaines communes ne se rendent pas compte de l'extrême désarroi des jeunes parents. Cette année, dans un contexte où le débat public est centré sur la lutte contre le terrorisme, la question des places en crèches risque de passer à la trappe. Nous recevons de plus en plus de messages de jeunes parents affolés de ne pas avoir même de réponse de leur Mairie !
Certaines villes de France ont entamé des démarches très claires et publient les critères d'attribution des places en crèches et même les barèmes, la composition des commissions d'attribution...
Dans d'autres villes cela reste très flou. Cela nourrit le sentiment d'une forme de clientélisme. Un berceau en crèche ne doit pas être un cadeau mais un service municipal, financé avec l'argent public. Une équité d'accès doit être garantie et un égal accès aux critères d'attribution pour tous les parents.

Vous avez commencé par bloguer et vous faites maintenant campagne pour les droits des parents. Vous définissez-vous comme une activiste ?

Absolument. Par différents biais : le blog, mais aussi les événements que nous organisons avec Maman travaille, l'animation de formations ou de conférences, la réalisation d'études statistiques et la publication de livres comme Plafond de mère que j'ai co écrit chez Eyrolles et qui décrypte les mécanismes qui freinent la carrière des mères.
Egalement comme élue de la société civile, membre d'aucun parti politique, j'essaye avec quelques autres élu-e-s et militant-e-s d'amener la vie politique vers moins de sexisme et plus de prise avec la réalité.
Il n'y a par exemple que 25% de femmes parlementaires et la plupart sont retraitées. Quand on sait que dans 90% des familles ce sont les femmes qui s'occupent des questions de la recherche d'un mode de garde pour les bébés, on comprend que ça ne passionne pas forcément l'Assemblée nationale et le Sénat, dont l'immense majorité des membres n'est pas et n'a pas été confronté à ce problème épineux et à ses conséquences graves.

Pourquoi avez-vous décidé de créer votre blog ?

Quand j'attendais ma fille aînée, il y a 10 ans, je travaillais dans une grande agence de communication (Euro RSCG). C'est un environnement de travail passionnant. Mais c'est un secteur d'activité où l'on termine tard, trois ou quatre heures après la fermeture de la crèche ou de la garderie, qui était à plus d'une heure de transports de chez moi. De plus, je ne savais pas jusqu'à la dernière minute si j'allais obtenir une place en crèche - j'en ai eu une pour deux jours par semaine.
Je découvrais ces problèmes dont on ne m'avait jamais parlé et j'ai voulu interroger les femmes qui semblaient réussir à tout concilier. Je m'interrogeais aussi sur le fait que les hommes n'en paraissent pas aussi gênés.
Le blog Maman travaille a eu pour but de partager des expériences et de se réunir pour militer ensemble auprès des entreprises et des pouvoirs publics vers plus d'égalité parentale et une meilleure politique publique et RH de conjugaison vie pro / perso.

Comment expliquez-vous que les choses soient si compliquées pour les femmes qui travaillent? 

Il existe tout un mécanisme que nous appelons "plafond de mère" qui pénalise les femmes. Il y a une responsabilité tri-collective. D'abord, l'ensemble des stéréotypes, la société toute entière, qui véhicule l'image d'une bonne mère uniquement au foyer dans la publicité, les médias, etc. Ensuite de la part du monde du travail qui valorise en France le présentéisme et promeut les personnes entre 30 et 35/40 ans uniquement - pile quand on devient parent - et perçoit les femmes comme des agents à risques susceptibles de partir en congé maternité. Enfin, une responsabilité personnelle de chaque individu dans sa manière de renoncer à l'égalité, parfois. Quand un père choisit de ne pas prendre un congé paternité parce qu'il pense que c'est à sa femme de s'occuper du bébé et qu'il doit gagner de l'argent ou quand une mère choisit de prendre en charge la gestion quotidienne du père de son bébé, en plus du bébé... C'est un cercle vicieux ou vertueux.

Depuis que observez-vous ces questions, voyez-vous les choses s’arranger ?

Certaines choses s'arrangent. Bien sûr on doit évoquer la loi égalité dite du 4 août portée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem et le gouvernement. L'association Maman travaille avait été auditionnée à l'époque par la commission et par la députée Barbara Romagnan. Certaines de nos propositions ont été entendues.
Des employeurs aussi vont dans le bon sens, on parle désormais plus d'équilibre des temps de vie, de qualité de vie au travail etc. Mais cela ne doit pas rester de la comm' ou des intentions, et doit se traduire dans les actes. Ce qui demande l'implication de toutes et de tous.
Sur d'autres thèmes, hélas on régresse: de 4% de pères à prendre le congé parental il y a 10 ans, on est descendu à 2%...

Vous parlez souvent des appels à l’aide de parents que vous recevez sur votre blog : quelle est l’histoire qui vous a le plus marquée ?

Ces mères qui travaillent sans mode de garde pour leurs enfants. En France, dans les années 2000, il existait des enfants en bas âges qui restaient tous seuls chez eux parce que leurs parents n'avaient pas les moyens de les faire garder et en ont eu honte. La détresse des mères célibataires notamment, économiquement et socialement, est un vrai sujet de société, politique et primordial.
J'ai bon espoir qu'il soit pris en considération car la ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes Laurence Rossignol est l'une des premières ministres à avoir perçu exactement ce qui se jouait pour ces femmes et à vouloir agir pour elles, dans leur vie quotidienne avec la création d'un réseau d'entraide. Nous attendons, avec l'association, de voir ce que cela va devenir et comment ça va se traduire.
Mais cette question des mères qui travaillent sans pouvoir faire garder leurs enfants est un des exemples concrets des conséquences graves du manque de modes de garde pour les jeunes enfants en France, et humainement on ne peut s'empêcher de penser à ces enfants seuls chez eux le soir...

Quel rôle joue votre famille dans votre engagement citoyen : êtes-vous soutenue ?

Oui, d'ailleurs j'ai invité ma soeur Carla qui est mère de 3 enfants et belle-mère de 2 enfants à lancer son propre blog ("Le blog de Carla") pour partager son expérience de maman d'un bébé prématuré, mais aussi de directrice d'école à la tête d'une grande famille recomposée. Elle s'est engagée auprès de SOS Préma.
Ma fille aînée est également un vrai soutien, car malgré son jeune âge, elle bouscule des certitudes et est une vraie militante du quotidien, elle est anti bains pour ne pas gaspiller l'eau, ne mange pas de viande, etc. Et tout cela est son propre choix conscient. Ma fille cadette est plus petite mais elle s'interroge aussi beaucoup, par exemple sur les réactions à avoir lorsqu'on est harcelée dans la rue. Mes deux filles refusent de changer de trottoir quand je repère un groupe d'hommes en phase de harcèlement de rue par exemple, elles disent que c'est à eux de se sentir gênés.
Les enfants des autres membres de Maman travaille sont aussi très engagés dès le plus jeune âge.
Je pense que cette prochaine génération de jeunes femmes sera épatante et je mise beaucoup sur les jeunes garçons qui bénéficient d'une plus grande liberté dans leur identité sexuée.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

J'ai commencé à travailler très jeune, déjà au lycée je travaillais à temps partiel à la FNAC, puis j'ai gravi les échelons rapidement en travaillant pour une petite agence de pub, puis une plus grande, passant d'assistante à chargée de la veille médias; enfin j'ai créé ma propre agence avec un associé, dont les activités ont fusionné, ce qui m'a permis d'être directrice éditoriale et associée assez jeune, tout en écrivant des livres et en militant.
Les premières années de mes deux filles, je me suis beaucoup consacrée à elles, j'avais un rythme de dingue. La journée je les gardais un jour sur deux, je travaillais la nuit, je les emmenais à mes rendez-vous professionnels y compris dans des institutions prestigieuses et je n'ai pas eu un vrai week-end pendant des années.
Mais ma chance est de faire partie de cette génération qui a découvert les blogs et le web participatif, car nous avons acquis sur le tas une compétence que les générations d'au-dessus n'avaient pas, en majorité.
A la naissance de ma deuxième fille, j'ai de nouveau changé de mode d'organisation du travail en devenant freelance pour avoir plus de souplesse dans mes projets. Ça me permet à la fois d'écrire des articles et des études, de publier des guides pratiques et des romans et de suivre leur vie, comme Pas plus de 4 heures de sommeil (Stock) qui est en cours d'adaptation eu cinéma puisque les droits ont été rachetés par Mélissa Theuriau.
Je suis aussi élue du Mans où je m'occupe de l'égalité et depuis récemment de French tech. Je raconte cette découverte de la vie politique dans "Marianne est déchaînée" (Stock). Puis je suis passée par le cabinet de la Ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes Laurence Rossignol.

Si vous aviez un conseil à donner à une personne qui lance une pétition pour la première fois, quel serait-il ?

Se rapprocher de Change.org plutôt que de concevoir sa pétition tout seul dans son coin. On y est bien suivi et conseillé sur les meilleures manières de lui donner le plus d'impact possible. Il existe des méthodes et un process, des gens qui ont cette expertise de la pétition et de l'engagement en ligne, il faut s'appuyer dessus :)

Racisme, antisémitisme, xénophobie, islamophobie : les internautes contre-attaquent

Dans le contexte récent, la parole raciste, xénophobe, antisémite et islamophobe se libère en France. Au nom de la liberté d’expression, des personnalités politiques mais aussi des individus ou des organisations prononcent des discours de haine et de rejet de l’autre de plus en plus décomplexés dans les médias et en particulier sur Internet. 

Si cette “parole libérée” trouve un écho sur internet, ce média permet aussi aux citoyens de réagir et d’agir pour contrer ces discours dangereux qui divisent les français.

C’est ainsi qu’ont émergé des campagnes citoyennes sur Change.org pour la condamnation de ces discours. Petit tour d’horizon.

Les citoyens reprennent le pouvoir face aux élus 

Il y a quelques jours, Charles-Antoine Casanova, maire de Guargalè en Corse a posté un statut sur son compte personnel Facebook où il encourage le Maire de Sisco “d’exclure définitivement de sa commune tous les maghrébins et leurs familles”. “Si Seule la loi du talion s’impose à nous. Nous devons la mettre en oeuvre” conclue-t-il, lançant ainsi un appel au crime à l’ensemble de ses administrés. 
Devant la gravité de ces propos, le collectif “Le terrorisme n’a pas de religion” déplore le manque de réactivité du gouvernement. Dans sa pétition, ils demandent une condamnation pénale du maire. 

Riposte citoyenne contre le racisme à la présidentielle

Mais Charles Antoine Casanova n’est pas le premier politique ayant tenus des propos racistes sur la toile. Il y a quelques mois, Henry de Lesquen, candidat à la présidentielle 2017, proposait dans son programme de “bannir la musique nègre des médias publics”. Choquée, Solène avait décidé de se mobiliser sur Change.org pour demander au magistrat saisi de ce dossier de le condamner pour racisme et de le rendre inéligible à l’élection présidentielle. La pétition atteint aujourd’hui 76 000 signatures. Solène a même réalisé une vidéo pour mettre en scène l’énormité de la proposition de ce candidat.

Refuser le racisme et l'antisémitisme ordinaire

Dans un article paru le 18 août, Lorraine Nationaliste, le média d’information du Parti Nationaliste Français s’en est pris violemment à Simone Veil dans un article intitulé  “Bonne nouvelle : la meurtrière Simone Veil a été hospitalisée en état de détresse respiratoire”. Outré à la lecture des commentaires sur Simone Veil qualifiée de “prêtresse shoahtique”, et d’un autre article sur “un nègre” mis à terre “par un catholique”, Guillaume a lancé une pétition dénonçant l'apologie du racisme et de l'anti-sémitisme de ce média. Il demande donc aux autorités de prendre les mesures qui s'imposent face aux propos tenus sur ce site : saisie du parquet, et étude de la dissolution du Parti Nationaliste Français. 

Vous aussi vous avez envie de réagir ? Lancez votre pétition ici.

Aminata et l’équipe de Change.org

Jacqueline Sauvage : le web n’oublie jamais

Plusieurs mois après le mouvement inédit en France qui avait permis d'obtenir la grâce partielle de Jacqueline Sauvage, ses soutiens ne l’ont pas oubliée. La mobilisation en faveur de cette victime de violences conjugales a repris. Les citoyens engagés, de retour au combat, luttent  à présent pour obtenir de François Hollande la grâce totale. 


Rien ne se perd : s’engager en ligne collectivement et efficacement

Le 3 décembre 2015, Jacqueline Sauvage était condamnée en appel à dix ans de prison ferme pour le meurtre de son mari violent. L’affaire, perdue dans le flux d’informations relayées par les médias traditionnels ne suscitait pas, au départ, un grand intérêt. Et pourtant, cette décision de justice n’est pas passée sous silence, car au lendemain du procès s’organisait sur internet le début de ce qui allait devenir l’une des plus grandes mobilisations citoyennes jamais connue sur Change.org. Karine Plassard, Carole Arribat et Véronique Guégano ont utilisé la force du collectif pour obtenir de François Hollande la grâce partielle de Jacqueline Sauvage.  

François Hollande a reçu les filles de Jacqueline Sauvage le 29 janvier à l'Elysée

François Hollande a reçu les filles de Jacqueline Sauvage le 29 janvier à l'Elysée

Sur Internet, rien ne se perd et les initiatrices de la pétition l’ont bien compris. Une action citoyenne affichée sur les réseaux sociaux peut être la marque d’un réel engagement. Ainsi, à coup de likes et partages, tweets et retweets, les soutiens de Jacqueline Sauvage ont été très actifs sur la toile, émettant bien plus qu’une opinion et contribuant ainsi à la viralité et au succès de la campagne. 

Carole Arribat, Véronique Guégano et Karine Plassard lors du rassemblement du samedi 23 janvier à Paris

Carole Arribat, Véronique Guégano et Karine Plassard lors du rassemblement du samedi 23 janvier à Paris

Rien ne s’oublie : Soutenir un jour, soutenir toujours

Le 12 août dernier, après l’annonce du maintien en détention de Jacqueline Sauvage, ses soutiens n’ont pas tardé à répondre à ce jugement en lançant une nouvelle pétition pour demander sa libération immédiate. Les signataires de la première pétition ont répondu à l’appel, en signant et diffusant massivement la nouvelle pétition auprès de leur entourage. Du côté des réseaux sociaux, le hashtag #JacquelineSauvage et la page facebook “Soutien à Jacqueline Sauvage” n’ont pas été oubliés. Ces deux canaux de communication ont repris une forte activité; les actualités liées à la mobilisation y sont quotidiennement partagés et commentés. 

Page Facebook "Soutien à Jacqueline Sauvage"

Page Facebook "Soutien à Jacqueline Sauvage"

En cinq jours, la pétition a atteint plus de 200 000 signatures soit près de la moitié des signatures récoltées pour la première pétition. Dans une vidéo relayée par le Huffington Post le 17 août, Karine Plassard explique les raisons de leur combat. A ce jour, plus de 13 000 personnes l’ont déjà visionnée sur Facebook. 

Mardi 18 août, les avocates de Jacqueline Sauvage ont annoncé que la sexagénaire renonçait à faire appel de son maintien en prison. Cette annonce n’a pas faibli la mobilisation, au contraire. Ses soutiens sont déterminés à déployer tous les efforts nécessaires pour que François Hollande accorde la grâce totale à cette victime de violences conjugales. 
 

Tout se transforme : quand la mobilisation dépasse la pétition

La mobilisation en faveur de la libération de Jacqueline Sauvage a dépassé le cadre de la pétition puisqu’elle a permis de transformer une citoyenne lambda de 68 ans en un véritable symbole des violences conjugales. Cette femme nourrit chez toutes les victimes et anciennes victimes l’espoir que la justice entende la détresse des femmes battues et comble un vide juridique en révisant la définition de “légitime défense” dans les cas où des femmes sont meurtrières et victimes.

14848471-jacqueline-sauvage-je-suis-devenue-un-symbole-sans-le-vouloir.jpg

 

Le web possède une véritable mémoire d’éléphant : rien ne se perd, rien ne s’oublie, tout se transforme. La mobilisation de soutien à Jacqueline Sauvage a démontré comment les signatures d’une pétition pouvaient évoluer vers d’autres formes d’engagement citoyen qui s’inscrivent dans la durée; des cyber-actions qui ont fait leurs preuves dans un web qui n’oublie jamais. 

Maintenant, à vous de jouer ! Mobilisez-vous pour créer un changement pérenne autour de vous. 
Pour plus d’info sur la campagne cliquez ici : change.org/LiberezJacquelineSauvage

Aminata et toute l'équipe de Change.org en France

 

5 jeunes de moins de 20 ans qui changent le monde

Ils s’appellent Mélanie, Josie, Laura, Lucy et Alessandro. Ils ont moins de 20 ans et ont un point commun : ils se sont tous mobilisés sur Change.org pour obtenir des changements concrets ou créer le débat dans leur pays sur des causes qui leur tiennent à coeur. A l’occasion de la Journée Internationale de la jeunesse, retour sur leur combat.

Mélanie Doerflinger - 19 ans -  France

Mélanie, étudiante de 19 ans, a lancé l’année dernière une campagne pour obtenir des fabricants de tampons une communication claire sur la composition de leurs produits. Après avoir recueilli plus de 250 000 signatures sur sa pétition, elle a obtenu que la marque Tampax ajoute des éléments de composition sur la notice de ses tampons, mais cela reste à ses yeux insuffisant. Le combat continue.

 

Josie Pohla - 14 ans - Australie

4 semaines après le suicide de sa mère victime de violences conjugales, Josie a décidé de se battre pour que l’école sensibilise les jeunes à ce fléau dont toute sa famille a souffert. Grâce à son courage et à sa détermination, la prévention contre les violences conjugales est à présent au programme dans toutes les écoles publiques du pays. Une belle victoire pour celle qui n’avait que 14 ans quand elle a lancé sa pétition.

 

Laura Sornoza - 20 ans - Espagne

Quand le gouvernement espagnol a annoncé la suppression pour des milliers d’étudiants de la bourse Erasmus, Laura, étudiante en journalisme de 20 ans, a mobilisé plus de 200 000 personnes pour que les critères d’obtention de cette bourse, sans laquelle étudier à l’étranger deviendrait impossible pour des milliers d’étudiants espagnols, ne changent pas. La forte mobilisation créée par Laura a poussé le ministre de l’Education nationale a faire machine arrière.

 

Alessandro Bello - 19 ans -  Italie

alessandro2.png

Si à Naples "La Madone avec le pistolet"”, seule oeuvre de Banksy en Italie, est à présent protégée par une plaque de verre c’est grâce à Alessandro, Napolitain de 19 ans, qui avec sa pétition signée par 16 000 personnes, a poussé la municipalité à la protéger du vandalisme.

 

Lucy Gavaghan- 14 ans - Royaume-Uni

A 14 ans à peine, Lucy a réussi grâce à sa pétition à faire plier les 3 plus grands supermarchés d’Angleterre pour qu’ils cessent de vendre des oeufs de batterie. Plus de 200 000 personnes l’ont soutenue dans son combat.

 

Alors, qui dit que la génération Z ne change pas le monde? 

 

Des "doggy-bags" pour les réfugiés : la solution de Patrice au gâchis alimentaire

Bénévole auprès de réfugiés, Patrice est aussi client du self-service de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. En prenant son repas et en voyant tous ceux qui sont jetés car pas consommés il a eu une idée : pourquoi ne pas donner cette nourriture aux réfugiés qui vivent sous les métros parisiens et qui manquent de tout ?

Il a donc lancé une pétition adressée à Martin Hirsch, le directeur de l'AP-HP pour qu'il organise cette distribution. 

Entretien avec cet utopiste aux solutions concrètes.

 

- Pourquoi avoir lancé cette pétition ?


C'est en tant que simple citoyen que j'ai lancé cette pétition. Parce que chacun d'entre nous, qui que nous soyons, où que nous soyons, peut faire quelque chose. Pourquoi ? Parce qu'il y a un moment où l'indifférence, le silence, l'inaction revient à consentir à ce qui se passe, à s'en faire les complices. Quand cela commence à vous empêcher de dormir, on peut continuer à faire l'autruche, mais on peut aussi passer à l'action.


 
- Que demandez-vous exactement ?


Pas grand chose. Une sorte de minimum moral. De quoi pouvoir continuer à garder la tête haute : qu'au lieu de jeter nos surplus alimentaires, nous en fassions des "doggy-bag" comme cela se pratique ailleurs depuis des décennies. La seule différence ici est une différence d'échelle, mais cela s'organise.


 
- Pensez-vous que Martin Hirsch répondra positivement à votre appel ?


J'en suis sûr car c'est une chance, une opportunité nouvelle de s'engager dans une autre dimension du soin qui fait déjà la grandeur de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Nourrir fait partie des tous premiers soins que nous dispensons à nos enfants.
 


- Pourquoi avez-vous décidé de vous engager au profit des populations réfugiées?


Honteux de vivre dans un pays incapable de se souvenir de sa propre histoire, j'ai tout simplement décidé il y a quelques mois de lancer une première action en faveur d'une petite ONG travaillant avec des femmes dans la jungle de Calais. Puis je me suis moi-même rendu à Calais et Grande-Synthe pour rendre compte, à travers un blog de ce que j'allais y voir. Que chacun puisse entendre une autre voix que celle de certains organes de presse qui ne savent pas de quoi ils parlent.

Après quoi, j'ai organisé il y a tout juste quelques jours une "traversée de la nuit" dans un petit village de Bourgogne durant laquelle étaient proposés concerts, débat, projections de films, le tout au profit d'un nouveau projet une fois encore à destination des femmes réfugiées de Calais.

Et je ne pense pas que les choses s'arrêtent maintenant. C'est dire que chacun peut en faire autant, suffit de regarder autour de soi et de décider de s'y mettre.


 
- Quel message voulez-vous envoyer aux décideurs politiques sur ce sujet ? Aux populations concernées ?


Ce sont eux qui devraient nous donner l'exemple. Je n'ai pas de message particulier à leur faire passer. Ils ont décidé de se situer ailleurs, loin de la réalité et nous ne parlons pas la même langue. Tant pis, nous ferrons sans eux.
Quant aux "populations concernées", je ne peux que leur redire ma honte.


 
- Avez vous un conseil pour une personne qui souhaite lancer une pétition ?


Au moment d'hésiter, rappelez-vous d'une seule chose : "nous ne sommes pas seulement responsables du mal que nous faisons, nous sommes aussi responsables du bien que nous ne faisons pas" (Hannah Arendt).

-----

NB : Patrice n'en est pas à sa première pétition. Il a déjà obtenu que le camp humanitaire organisé par le maire de Grande Synthe ne soit pas détruit grâce à une mobilisation sur Change.org qu'il a organisée.

Jungle de Calais : l’avenir du Café des Enfants se décide aujourd’hui

Le Café des Enfants distribue 200 repas par jour, dispense des cours de Français et d’Anglais et accompagne les enfants de la Jungle de Calais dans leur demande d’asile. Cette structure risque d’être démolie ainsi que de nombreux restaurants, commerces et infrastructures de base qui se trouvent dans le camp. 

Aujourd’hui, le tribunal administratif de Lille doit se prononcer sur l’avenir du Café des Enfants qui pourrait être démoli dès vendredi. 

Hari Reed, 23 ans, enseignante bénévole britannique au sein du café des enfants a lancé une pétition pour convaincre les autorités françaises de l’utilité de cette structure et empêcher sa démolition. Plus de 60 000 personnes ont déjà signé.

Le Café des Enfants: la justice doit se prononcer aujourd’hui sur son avenir

Le Café des Enfants: la justice doit se prononcer aujourd’hui sur son avenir

Financé exclusivement par les dons, le Café des Enfants fournit 2 repas chauds par jour aux enfants du camp mais également un endroit sécurisé où ils peuvent y passer leur journée ou leur soirée loin des parents.

Le restaurant s’apparente à une maison où les enfants peuvent manger, regarder la télé, jouer au billard, faire des jeux et y passer la soirée et où les bénévoles peuvent les surveiller en utilisant un système d’inscription. 

Le café des Enfants : un endroit où les enfants peuvent s’amuser, regarder la télé, jouer au billard

Le café des Enfants : un endroit où les enfants peuvent s’amuser, regarder la télé, jouer au billard

“Le café des Enfants est tellement important pour les enfants les plus vulnérables du camp”, déclare Hari Reed, 23 ans, enseignante bénévole. 

“En enseignant l’Anglais au Café des Enfants j’ai appris à connaître de nombreux élèves. J’ai réalisé qu’il était très important pour eux d’avoir un endroit pour manger, jouer, étudier, charger leur téléphone. Un endroit où ils peuvent se sentir en sécurité”. 

“Je pousse donc le plus de personnes possible à signer cette pétition, je pense sincèrement que démolir cet endroit impacterait de manière négative la vie déjà extrêmement difficile de ces jeunes”. 

Pour plus d’info sur la campagne cliquez sur change.org/cafedesenfants

 

Journée internationale des peuples autochtones - "J’attends un acte symbolique"

Alexandre SOMMER-SCHAECHTELÉ a lancé il y a 6 mois une pétition demandant à l’Etat français de reconnaître les droits des peuples amérindiens de Guyane française. Pris entre précarité, pollutions environnementales et manque d’accès à la santé et à l’éducation, les amérindiens de Guyane sont pour Alexandre les “abandonnés de la République”.

A l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, entretien avec Alexandre qui nous explique où en est sa campagne et le message qu’il souhaite faire passer en cette journée symbolique pour tous les amérindiens de Guyane française.

Tu es très actif dans la défense des peuples amérindiens, peux-tu nous expliquer pourquoi c’est important pour toi ?

Pour moi c’est une action citoyenne et importante, étant moi-même amérindien, mon grand-père était chef coutumier du village Paddock, un village Kalina, une population amérindienne de Guyane. 

Je suis allé en métropole faire des études de droit et quand je suis revenu en Guyane je me suis rendu compte que les droits des Amérindiens n’étaient pas respectés, alors que le droit coutumier est un droit ancestral qui existait bien avant que la Guyane soit administrée par la France.

Même en Guyane les communautés amérindiennes sont ignorées car elles représentent une minorité, ce n’est que 4% de la population Guyanaise. Cette population vit souvent dans la précarité, elle n’a pas accès à l’éducation, à la santé ... sur tous les plans il y a un niveau de vie qui n’est pas comparable à la métropole alors que ce sont des citoyens français à part entière depuis 1946.

Pourquoi as-tu décidé de lancer une pétition en ligne sur notre site ?

Je me suis demandé comment je pouvais aider cette population amérindienne grâce à mes connaissances en droit. Je me suis dit que je pouvais essayer de les défendre. Je me suis engagé dans le secteur associatif et un jour j’ai entendu parlé de Change.org et je me suis dit que c’était une bonne manière de faire connaître cette problématique au plus grand nombre.

Peu de gens savent qu’il y a des amérindiens sur le territoire français, c’était donc un moyen de leur faire connaître l’existence de cette communauté et de ses problèmes et leur donner la capacité d’agir pour les aider.

J’avais vu sur Change.org émerger d’autres sujets qui avaient recueili beaucoup de signatures et aussi créé des changements concrets. Je me suis rendu compte qu’il y avait moyen d’interpeller le gouvernement et les élus pour faire changer les choses.

Je me suis dit que je devais essayer, et au moins j'obtiendrais de mettre le sujet en avant en Guyane, en France et même à l’étranger, puisque j’ai obtenu des signatures de partout dans le monde. Je suis moi-même surpris de voir le nombre de personnes qui ont signé.

Que s’est-il passé depuis que tu as lancé la pétition  ?

Avoir lancé cette pétition m’a permis d’attirer l’attention de la Ministre de l’Outre-mer à qui j’ai remis les signatures de la pétition le 31 mars dernier. 

Sur le moment j’ai eu beaucoup d’espoir que des actions soient prises rapidement. Mais malheureusement aujourd’hui, le 9 août, date de la Journée internationale des peuples autochtones je n’ai toujours aucune réponse concrète de l'État.

J’attend toujours qu’ils acceptent de ratifier la Convention n°169 de l'Organisation Internationale du Travail qui est le seul instrument juridique permettant l'application des droits autochtones en France.

L’objectif est de reconnaître les droits des peuples mais aussi de réagir aux urgences : construire des écoles dans les villages isolés, des hôpitaux, améliorer l’accès à l’emploi, agir contre l’orpaillage illégal qui pollue les fleuves et contamine ces populations fragiles….

J’espère qu’aujourd’hui l’Etat nous donne une réponse. A minima j’espère un acte symbolique qui prouve leur volonté d’avancer comme par exemple envoyer une mission en Guyane pour trouver des mesures à prendre en urgence pour la santé et l’éducation de ces populations, et pas dans 4 ans, maintenant ! 

J’ai eu la chance de faire des études et de trouver un travail mais aujourd’hui il y a des Amérindiens en Guyane qui vivent dans des conditions inacceptables alors que ce sont des citoyens français ! C’est déjà difficile pour les Guyanais mais c’est encore pire pour les Amérindiens.

Je pense que ça mérite que l’Etat s’y intéresse.

Il y a déjà le Sénateur de Guyane qui a formé un groupe de travail avec des juristes experts en droit autochtone pour écrire un projet de loi pour reconnaître le droit amérindien en l’intégrant dans le droit français. C’est compliqué car le droit français dit que tous les citoyens français sont égaux en droit devant la République donc on ne peut reconnaître un droit ethnique. Le seul cas c’est les Kanaks depuis les accords de Nouméa - donc c’est possible mais il a fallu une réforme de la constitution. J’espère que ca aboutira car ce serait un petit pas dans la reconnaissance du droit des amérindiens.

Que compte-tu faire en cette journée symbolique ? 

Je vais profiter de cette journée pour rappeler aux signataires que je reste mobilisé et que je vais continuer à agir. Je veux leur dire que je vais continuer à rencontrer des élus et que je reste en contact avec les parlementaires qui représentent la Guyane.

Je veux remettre le sujet en avant car depuis mars comme moi les signataires sont en attente de réponse - mais je n’en ai pas eu et je veux pouvoir leur donner du nouveau, et relancer le débat.

Il faut savoir que cette journée Internationale des peuples autochtones a été créée par l’ONU depuis 1994 mais en Guyane les journées autochtones n’en sont qu’à leur 6ème édition en Guyane française. Cette manifestation est organisée localement mais pas reconnue nationalement. C’est une initiative politique qui a été mise en place par la région mais aujourd’hui le défi des Amérindiens est d’en faire une journée clé, comme au Suriname où cela a été reconnu et c’est devenu un jour férié. Notre objectif est d’ancrer cette journée comme un jour fériée comme l’abolition de l’esclavage.

Aurais-tu un message aux populations autochtones de Guyane en cette journée ? 

Il faut rester unis et persévérant car cela fait des années que, bien avant moi, des chefs coutumiers et des leaders avaient pris la parole. En fait depuis 1984 où il y a eu le premier mouvement autochtone en Guyane, donc ça fait des années qu’on veut faire changer les choses et faire entendre nos voix en France. Les années passent mais rien ne change.

Donc mon message c’est rester persévérant et de rester tous unis pour parler d’une seule voix et être entendus.

Il faut qu’on gagne ce combat de reconnaissance de nos droits coutumiers.

Ce n’est pas impossible. On peut y arriver !  

 

Vouloir y croire

Trois semaines après le drame survenu à Nice, les nouvelles que nous voyons défiler dans les médias ou sur les réseaux sociaux font encore état de violences, d'incompréhension, de barbarie. 

Comme vous, nous n'avons pas envie d'ignorer ces actes, ou d'oublier ces victimes, mais au choc et à l'émotion succède l'envie d'agir. Nous sommes nombreux à penser : comment arrêter tout cela ? Comment construire un monde différent ou paix et unité pourraient être à la une de nos journaux ?

Aujourd'hui, nous avons envie de vous donner espoir, envie de vous montrer que malgré tout, nous sommes nombreux à vouloir ce changement, nombreux à vouloir agir pour que notre pays et le monde retrouvent une harmonie. Et que nous avons le pouvoir de le faire.

Coralie a bien connu Laura qui a perdu la vie sur la Promenade des Anglais alors qu'elle n'avait que 13 ans. Elle a lancé une pétition pour que le collège de l'Archet où Laura étudiait soit rebaptisé à son nom, en hommage à “cette enfant morte pour une guerre des «grands» de ce monde”. 

Edwyn n'a que 18 ans mais il a déjà recueilli plus de 150 000 signatures pour que les médias gardent l'anonymat des terroristes, pour ne pas en faire des héros et inspirer d'autres jeunes potentiellement dangereux. Le Monde, Europe 1, BFM ont déjà répondu positivement à son appel :

 

Amine qui a vu sa soeur partir en Syrie fait campagne pour que Franck, Gwenaël et Alexandre, qui ont tenté d'arrêter le terroriste à Nice, soient décorés de la légion d'honneur, afin que l'on se rappelle que la France, c'est aussi la bravoure, le courage et la dévotion : 

Coralie, Edwyn et Amine ne sont pas seuls. Ils sont nombreux à se mobiliser en ce moment même.

Vous êtes plus de 8 millions de personnes à utiliser Change.org en France, c'est le plus grand regroupement de citoyens engagés dans le pays. Vous pouvez agir, tous ensemble, pour trouver des solutions et pour faire en sorte qu'elles soient appliquées.

Changer les choses est à portée de main. Il faut juste garder l'espoir. Et vouloir y croire.

Merci d'agir pour le changement.


Sarah et toute l'équipe de Change.org

Mon amie Jo: "Nous sommes beaucoup plus unis, nous avons beaucoup plus de choses en commun, que de choses qui nous séparent"

 

Un message de Gemma Mortensen, Directrice Monde de Change.org

Avec la disparition de mon amie Jo Cox, nous avons perdu l'une des plus grandes activistes de notre génération.

La vie de Jo était une vie de service. Pas du service du bout des lèvres, mais du vrai service. Elle a été une humanitaire militant pour les droits humains au Darfour et en Syrie, et une stratège repensant la protection des enfants, le commerce mondial et l'éducation.

Jo faisait ressortir le meilleur de chacun, même quand elle usait de fermeté. Elle mettait vite les personnes à l'aise, que ce soit en embarquant des gens pour grimper avec elle ses montagnes écossaises chéries (elle transformait les marcheurs en grimpeurs par la simple force de son enthousiasme), ou en tendant la main au camp d'en face au Parlement, où elle était admirée par les politiciens de toute tendance. Elle pouvait percevoir la même humanité dans les yeux d'un enfant du Darfour, dans ceux d'un réfugié syrien, ou ceux d'un octogénaire esseulé. 

Avec mon amie Jo, nous avons perdu une des plus grandes activistes de notre génération.

Avec mon amie Jo, nous avons perdu une des plus grandes activistes de notre génération.

Jo prenait position contre la haine et l'extrémisme sous toutes ses formes. Elle s'était faite la championne de l'intégration. Dans son discours - abondamment cité - d'entrée à la Chambre des communes, elle a déclaré : "Alors que nous célébrons notre diversité... Nous sommes beaucoup plus unis, nous avons beaucoup plus de choses en commun, que de choses qui nous séparent."

Désormais, elle voudrait que nous fassions passer son amour pour autrui, sans distinction de couleur de peau, de principes moraux ou d'idéologie. Voilà pourquoi j'écris cela aujourd'hui.

Si la mort de Jo vous a choqué-e, si vous voulez rendre hommage à son travail, son mari Brendan suggère trois causes auxquelles vous pourriez faire un don sur cette page (en anglais), où vous trouverez les oeuvres de charité les plus chères au coeur de Jo :

http://bit.ly/JoCoxDonate

Nous allons aussi nous rassembler ce mercredi 22 juin, jour où Jo aurait dû fêter son 42ème anniversaire, pour honorer sa mémoire et tout ce pour quoi elle se battait : 

- à Paris, place du Palais-Bourbon, de 17h à 18h ;

- à Londres, à Trafalgar Square, à 16h.

Merci

Gemma Mortensen

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Change.org, c’est ici !

Après la victoire très médiatisée de la pétition demandant la grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, et en m’inspirant des questions ciblées des intervieweurs de la matinale de LCI mardi dernier, voilà quelques réponses sur notre plateforme, en France et dans le monde.

Benjamin des Gachons dans la matinale de LCI le 9 février 2016

 

  • Qu’est-ce que Change.org ?

Lancée aux États-Unis en février 2007 par Ben Rattray, Change.org est la plus grande plateforme mondiale de pétitions. Plateforme ouverte et gratuite, elle a pour objectif d’offrir à toute personne le pouvoir de créer le changement qu’elle souhaite voir. Notre vision est celle d’un monde où personne ne se sent impuissant, où créer le changement fait partie du quotidien.

 

  • Est-ce que les pétitions, ça marche ?

Oui ! À l’instar de la pétition victorieuse pour Jacqueline Sauvage ou de la loi votée la semaine dernière et obligeant les supermarchés à distribuer leurs invendus alimentaires, chaque jour des pétitions aboutissent à des changements concrets. On a même calculé que chaque heure dans le monde, une pétition est victorieuse sur Change.org

 

  • Combien d’utilisateurs y a-t-il sur Change.org ?

Au 10 février 2016, Change.org compte plus de 135 millions d’utilisateurs sur toute la planète, dont plus de 6 millions en France. Un million d’utilisateurs les rejoignent chaque semaine au niveau mondial, et 300 000 par mois en France.

 

  • Où habitent-ils ?

Ces 6 millions d’utilisateurs sont aussi divers que la société française : ils vivent en ville, à la campagne, au bord de la mer ou à la montagne. A l’image de la démographie du pays, les régions où ils sont les plus nombreux sont l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Rhône-Alpes-Auvergne.

 

  • Qui agit sur Change.org ?

Plateforme ouverte à tous, Change.org permet au grand public de s’engager et à chaque citoyen d’agir sur les causes qui lui tiennent à coeur. Mais c’est aussi devenu le “média de l’engagement” sur lequel associations, syndicats et partis politiques peuvent faire connaître leurs campagnes et sur lequel les responsables politiques et les entreprises peuvent répondre aux pétitions et dialoguer avec les citoyens, via leurs Profils Décideurs.

 

  • Quels sont les thèmes les plus fréquents des pétitions ?

En France, chaque mois, plus de 1000 nouvelles pétitions sont lancées. Leurs thèmes les plus fréquents : économie/politique, environnement, santé, éducation, animaux. Les pétitions les plus virales : politique & moralisation, justice économique & fonds publics, environnement & santé publique, société & consommation.

Par la variété de ces pétitions, Change.org est devenu un baromètre social et politique sur les thèmes qui préoccupent les citoyens.

 

  • Quel est le modèle économique de Change.org ?

Nous sommes très fiers d’être une B-Corporation, c’est-à-dire une entreprise sociale visant un impact positif sur la société, et comptant aujourd’hui 300 salariés dans 18 pays.

Notre modèle économique, c’est un service de campagnes sponsorisées permettant la mise en contact entre nos utilisateurs les plus actifs et les organisations qui ont des campagnes à leur proposer sur les thèmes qui les intéressent. Ce service, fondé sur l’adhésion volontaire de l’internaute qui accepte d’être mis en relation avec l’organisation qui lui présente sa campagne, permet à des dizaines d’organisations de la société civile de recruter des milliers de soutiens, futurs militants, donateurs ou sympathisants.