Jacqueline Sauvage : le web n’oublie jamais

Plusieurs mois après le mouvement inédit en France qui avait permis d'obtenir la grâce partielle de Jacqueline Sauvage, ses soutiens ne l’ont pas oubliée. La mobilisation en faveur de cette victime de violences conjugales a repris. Les citoyens engagés, de retour au combat, luttent  à présent pour obtenir de François Hollande la grâce totale. 


Rien ne se perd : s’engager en ligne collectivement et efficacement

Le 3 décembre 2015, Jacqueline Sauvage était condamnée en appel à dix ans de prison ferme pour le meurtre de son mari violent. L’affaire, perdue dans le flux d’informations relayées par les médias traditionnels ne suscitait pas, au départ, un grand intérêt. Et pourtant, cette décision de justice n’est pas passée sous silence, car au lendemain du procès s’organisait sur internet le début de ce qui allait devenir l’une des plus grandes mobilisations citoyennes jamais connue sur Change.org. Karine Plassard, Carole Arribat et Véronique Guégano ont utilisé la force du collectif pour obtenir de François Hollande la grâce partielle de Jacqueline Sauvage.  

François Hollande a reçu les filles de Jacqueline Sauvage le 29 janvier à l'Elysée

François Hollande a reçu les filles de Jacqueline Sauvage le 29 janvier à l'Elysée

Sur Internet, rien ne se perd et les initiatrices de la pétition l’ont bien compris. Une action citoyenne affichée sur les réseaux sociaux peut être la marque d’un réel engagement. Ainsi, à coup de likes et partages, tweets et retweets, les soutiens de Jacqueline Sauvage ont été très actifs sur la toile, émettant bien plus qu’une opinion et contribuant ainsi à la viralité et au succès de la campagne. 

Carole Arribat, Véronique Guégano et Karine Plassard lors du rassemblement du samedi 23 janvier à Paris

Carole Arribat, Véronique Guégano et Karine Plassard lors du rassemblement du samedi 23 janvier à Paris

Rien ne s’oublie : Soutenir un jour, soutenir toujours

Le 12 août dernier, après l’annonce du maintien en détention de Jacqueline Sauvage, ses soutiens n’ont pas tardé à répondre à ce jugement en lançant une nouvelle pétition pour demander sa libération immédiate. Les signataires de la première pétition ont répondu à l’appel, en signant et diffusant massivement la nouvelle pétition auprès de leur entourage. Du côté des réseaux sociaux, le hashtag #JacquelineSauvage et la page facebook “Soutien à Jacqueline Sauvage” n’ont pas été oubliés. Ces deux canaux de communication ont repris une forte activité; les actualités liées à la mobilisation y sont quotidiennement partagés et commentés. 

Page Facebook "Soutien à Jacqueline Sauvage"

Page Facebook "Soutien à Jacqueline Sauvage"

En cinq jours, la pétition a atteint plus de 200 000 signatures soit près de la moitié des signatures récoltées pour la première pétition. Dans une vidéo relayée par le Huffington Post le 17 août, Karine Plassard explique les raisons de leur combat. A ce jour, plus de 13 000 personnes l’ont déjà visionnée sur Facebook. 

Mardi 18 août, les avocates de Jacqueline Sauvage ont annoncé que la sexagénaire renonçait à faire appel de son maintien en prison. Cette annonce n’a pas faibli la mobilisation, au contraire. Ses soutiens sont déterminés à déployer tous les efforts nécessaires pour que François Hollande accorde la grâce totale à cette victime de violences conjugales. 
 

Tout se transforme : quand la mobilisation dépasse la pétition

La mobilisation en faveur de la libération de Jacqueline Sauvage a dépassé le cadre de la pétition puisqu’elle a permis de transformer une citoyenne lambda de 68 ans en un véritable symbole des violences conjugales. Cette femme nourrit chez toutes les victimes et anciennes victimes l’espoir que la justice entende la détresse des femmes battues et comble un vide juridique en révisant la définition de “légitime défense” dans les cas où des femmes sont meurtrières et victimes.

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Le web possède une véritable mémoire d’éléphant : rien ne se perd, rien ne s’oublie, tout se transforme. La mobilisation de soutien à Jacqueline Sauvage a démontré comment les signatures d’une pétition pouvaient évoluer vers d’autres formes d’engagement citoyen qui s’inscrivent dans la durée; des cyber-actions qui ont fait leurs preuves dans un web qui n’oublie jamais. 

Maintenant, à vous de jouer ! Mobilisez-vous pour créer un changement pérenne autour de vous. 
Pour plus d’info sur la campagne cliquez ici : change.org/LiberezJacquelineSauvage

Aminata et toute l'équipe de Change.org en France